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28/09/2015

Cancer du sein : ce qu’il faut faire pour réduire les risques

noeud.jpgUne femme française sur huit a été, est ou sera un jour touchée directement... Dans la première partie de ce dossier exceptionnel consacré au cancer du sein, le Dr Bérengère Arnal, gynécologue et phytothérapeute, livre les clefs d’une prévention efficace : un mode de vie sain, des traitements hormonaux naturels et un meilleur dépistage.

« Il y a quelques années, j’étais une jeune fille en fleur, aux boucles blondes épanouies sur

mes épaules, les seins hauts comme deux fiers citrons. La santé était pour moi, comme pour beaucoup de jeunes, une évidence.

Aujourd’hui, je suis toujours une jeune fille : j’ai 26 ans. Mais le temps de l’innocence a fané. Mon jeune corps est passé par plus d’épreuves, en un an et un mois, qu’on n’en imagine pour

toute une vie : ma peau irradiée a pris une teinte de cuir rougi, mon regard a fait naufrage derrière mes yeux, comme au dernier âge de la vie. (...)

Aujourd’hui mes boucles, comme des fleurs, sont revenues, mais mon sein coupé ne repoussera jamais.

Et je me souviens de l’absurde : j’ai été chauve. »

Ces quelques lignes à la fois belles et cruelles sont signées par «la cantatrice chauve», une de mes patientes qui a été atteinte d’un cancer du sein il y a deux ans.

Le reste de son témoignage est publié sur mon blog(1).On a tous en tête des cas autour de nous : de plus en plus de très jeunes femmes sont aujourd’hui touchées par le cancer du sein.

Pour elles, le cancer est souvent encore plus rapide et plus agressif que pour les femmes d’âge plus avancé.

Hélas, le dépistage n’est pas encore vraiment organisé pour ces jeunes femmes.

Avant même que le diagnostic ne soit clairement posé, c’est donc souvent un parcours difficile qui les attend.

De la même manière, une autre partie de la population est un peu oubliée.

Ce n’est pas parce que vous n’êtes plus toute jeune que vous êtes pour autant passée entre

les mailles du filet.

Il ne faut jamais se réjouir trop vite.

Ne l’oubliez pas : 20 à 25% des cancers du sein touchent les femmes après 75 ans(2). Il ne faut donc jamais relâcher la surveillance.

Dépasser les ratés de notre système de dépistage» C’est un véritable problème aujourd’hui.

En France, le programme national de dépistage systématique (3) ne concerne que les  femmes âgées de 50 à 74 ans (seule la moitié des femmes concernées se font réellement dépister).

Or on voit bien ici la nécessité d’une prise en charge chez les femmes plus jeunes, et chez les plus âgées.

Cette prise en charge doit donc être assurée par le gynécologue, ou, s’il n’y en a pas, par le médecin généraliste. On le sait, rares sont les généralistes qui palpent régulièrement les seins de leurs patientes.

Mais tôt ou tard, ils vont devoir s’y mettre car les gynécologues sont une espèce en voie de disparition (4). Bientôt, ce seront ainsi surtout les médecins généralistes et les sages-femmes qui pourront faire ce suivi capital pour les femmes.

1. Le témoignage de «la cantatrice chauve», 26 ans, sur mon blog Bérengère Arnal ;

http://www.berengere-arnal.fr/prevention-cancer-du-sein/temoignage-dune-patiente-atteinte-dun-cancer-du-sein/

2. Chiffres de la Fondation Bergonié, Bordeaux, 2014.

3. 6 à 7% des cancers détectés dans le cadre du programme de dépistage avec mammographie

et double lecture sont identifiés lors de cette seconde lecture.

4. L’âge moyen des gynécologues français est de 58 ans.

 

L’autre vrai problème de notre système de dépistage,  c’est que si la mammographie est normale, l’échographie mammaire n’est pas pratiquée dans le cadre du dépistage national.

On sait pourtant que 10 à 15% des cancers du sein (lobulaires) ne se voient pas à la mammographie, car ce sont des cancers radiotransparents.

Seule une échographie du sein permet de les détecter. Ce qui est terrible, c’est qu’après ce dépistage infructueux, des femmes atteintes d’authentiques cancers repartent chez elles rassurées pour de bon (5)...

Là, on voit que notre système de dépistage est réellement contreproductif.

 

Identifier les facteurs de risque du cancer du sein»

Le cancer du sein est multifactoriel (6).

Bien heureusement, une femme présentant un ou plusieurs facteurs de risque peut ne jamais développer ce cancer.

À l’inverse, une femme sans aucun facteur de risque peut présenter un cancer du sein.

Il y a beaucoup d’éléments qui entrent en ligne de compte, et notamment un élément sur lequel nous avons relativement peu de prise  : notre environnement quotidien, intérieur et extérieur, qui nous inonde de molécules industrielles œstrogéniques.

On sait que cet environnement joue un rôle majeur dans la hausse des cancers du sein.

Arrêter le tabac responsable d’environ 35% des cancers chez les femmes»

Les jeunes filles fument de plus en plus jeunes, c’est pourquoi le cancer du sein chez la femme est en passe d’être dépassé par le cancer du poumon, lié au tabagisme (7), (8).

On estime que si les femmes s’arrêtaient de fumer, le chiffre total des cancers diminuerait de 35%.

Le tabac est un des cofacteurs dits carcinogènes dans le cancer du sein, mais aussi dans celui du poumon et du col de l’utérus.

Pourquoi  ? Parce que le tabac est responsable de perturbations génétiques et hormonales via la nicotine qui stimule la prolactine (9).

C’est pourquoi il peut favoriser la survenue ou le développement d’un cancer du sein.

Même le tabagisme passif multiplie les risques de cancer du sein (par 1,6 à 2,19).

Face à la découverte d’un cancer du sein chez une fumeuse, le premier geste est donc de mettre en place le sevrage tabagique.

Il peut être accompagné par de l’hypnose, de l’acupuncture classique, de l’auriculo-thérapie ou la méthode Chiapi, mais aussi par la prescription de plantes médicinales spécifiques.

Certaines plantes sont efficaces pour arrêter de fumer car elles créent un véritable dégoût du tabac (voir tableau).

De tristes records

400000 décès dans le monde.  Chaque année, dans le monde, un million de cancers du sein sont dépistés. 400 000 femmes en décèdent.

En Europe, on estime que 1 cancer sur 3 est un cancer du sein. 55 000 cas chaque année en France.

En France, le cancer du sein occupe la triste place du premier cancer chez les femmes.

On compte plus de 55000 nouveaux cas chaque année, un chiffre doublé depuis 30 ans.

En tout, c’est près de 1 femme sur 8 qui a été, est ou sera concernée.

L’âge moyen de la découverte du cancer du sein est de 60 ans.

12000 décès par an. Le nombre de décès par cancer du sein est stable, autour de 12000 par an.

L’âge moyen au décès par cancer du sein est de 73 ans.

Les deux-tiers des décès concernent des femmes qui ne se font pas dépister.

Toutes les heures, c’est une femme française qui perd la vie après un combat contre cette maladie.

Si le nombre de décès est stable, cela signifie que les traitements sont plus efficaces.

On estime que le taux de survie à 5 ans est aujourd’hui supérieur à 85%.

Voilà enfin une information positive.

(5). Nous dénonçons cette ineptie depuis des années, non sans difficultés relationnelles avec certains radiologues.

 (6). Page 9, Anticancer du sein, Bérengère Arnal, Martine Laganier, Editions

Eyrolles 2015.

(7). http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/01/27/23306-2015-cancer-poumon-va-tuer-plus-femmes-que-cancer-sein

(8). en 3eposition des décès de la femme : le cancer du côlon.

(9). hormone hypophysaire de la lactation, elle impacte directement la glande mammaire.

 

 

images.jpgPlantes spécifiques anti-tabac

Celles qui entrainent un du

Lobélie enflée, Lobelia inflata

Parties aériennes fleuries

• Commencer par des doses faibles du fait des risques de nausée

• Infusion de 1,5 g de parties aériennes dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour

• 1 gélule de poudre de plante de 200 mg à 600 mg, 3 fois par jour

 

Plantain, Plantago major Feuilles

 • Infusion de 2 g de feuilles dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour

• 1 gélule de poudre de feuille de 280 mg, 3 fois par jour pendant les repas

 

Valériane, Valeriana officinalis Racines

 • Décoction de 3 g de racines coupées menu, 3 fois par jour

• 1 à 2 gélules de poudre de racines de 350 mg 3 fois par jour

 

Poivre noir,

Piper nigrum Huile essentielle

• Inhalation plusieurs fois par jour

Celles contre-indiquées en cas de cancer du sein car contenant préventif (pas au long

Kudzu,

Pueraria lobata Racines

• 3 gélules de 600 mg de poudre de racines

 

Avoine, Avena sativa  Parties aériennesvertes, graines,flocons

• 50 gouttes matin, midi et soir de teinture-mère

• 1 gélule de poudre de graines, 3 fois par jour

• flocons d’avoine dans une compote

• infusion de 3 c à soupe d’avoine dans ½ l d’eau

 

Privilégier les traitements naturels pour les problèmes hormonaux

En dehors des antécédents personnels ou familiaux directs de cancer du sein (mère, soeur, fille) et de la prise en compte de tous les facteurs de risque connus (10), il nous apparaît important de traiter les désordres hormonaux (à type d’hyperoestrogénie) par des thérapeutiques naturelles plutôt que par des hormones de synthèse (11).

Parfois, il peut être préférable de proposer un traitement phytothérapique hormonal plutôt que des hormones de synthèse aux femmes présentant des désordres hormonaux (12), comme le

syndrome prémenstruel, la préménopause, la ménopause… Pourquoi ne pas laisser à la patiente le choix de faire appel à des thérapeutiques naturelles si elle le souhaite, si la situation hormonale le permet, et ne proposer l’allopathie qu’en cas d’échec de celles-ci ?

Cette situation hormonale responsable de douleurs et de congestion des seins, de mastose fibrokystique, s’inscrit souvent dans le cadre d’un syndrome prémenstruel (13) chez la femme, de la puberté à la préménopause. Le risque global de cancer du sein chez une femme présentant une mastopathie bénigne (non proliférative, proliférative avec atypie, hyperplasie avec atypie) est de 1,56 par rapport à la population générale. Il n’y a pas lieu de s’en inquiéter.

Ce déséquilibre hormonal est physiologique, normal à la puberté et à la préménopause ; sinon il s’intègre dans le cadre d’un cycle menstruel perturbé en relation avec l’émotionnel et une mauvaise gestion des stress. Il est parfois induit par des traitements hormonaux ou des contraceptifs hormonaux mal dosés, ou encore par un stérilet hormonal.

 

Il est possible d’utiliser les plantes à action hormonale pour traiter ces problèmes hormonaux.

Les plantes phytoprogestagènes sont des plantes qui miment l’action de la progestérone.

Les plantes anti-oestrogènes ont une action qui empêche la transformation des androgènes

(hormones mâles telles que l’androstènedione et la testostérone) en oestrogènes (oestrone et oestradiol), elles permettent de lutter contre l’hyperoestrogénie.

On les prescrit de la même façon que les hormones progestatives : 10, 15, 20 jours dans le cycle, voire en continu.

 

(10). Page 24, Anticancer du sein, Bérengère Arnal, Martine Laganier, Editions Eyrolles 2015.

(11).    Belpomme Dominique (Pr), Ces maladies créées par l’homme, Éditions Albin Michel, Paris,  2004, Avant qu’il ne soit trop tard, Éditions Fayard, Paris, 2007.

(12. et 13).Le syndrome prémenstruel, Bérengère Arnal, Editions Thierry Souccar, 2014.

Traiter les problèmes hormonaux grâce aux plantes

Achillée millefeuille, Achillea millefolium

• TM*, 50 à 100 gouttes matin et soir

• Infusion sommités fleuries

• Gélules 180 mg 1 à 3 gélules matin et soir

 

Actée à grappes,  Actea racemosa

• TM, 50 à 100 gouttes matin et soir

• Décoction rhizome

• Gélules 300 mg 1 à 2 gélules matin et soir

 

Alchémille,  Alchemilla vulgaris

• TM, 50 à 100 gouttes matin et soir

• EPS 14, 1 c à café matin et soir

• Infusion parties aériennes

• Gélules 170 mg 1 à 3 gélules matin et soir

 

Gattilier, Vitex agnus castus

• TM, 50 à 100 gouttes matin et soir

• EPS, 1 c à café matin et soir

• Infusion fruits

• Gélules 200 mg 1 à 3 gélules matin et soir

 

Grémil,  Lithospermum officinalis

• TM, 50 à 100 gouttes matin et soir

• Infusion plante entière

 

Mélisse,  Melissa officinalis

• TM, 50 à 100 gouttes matin et soir

• EPS, 1 c à café matin et soir

• Infusion feuilles

• Gélules 180 mg 2 à 3 gélules matin et soir

 

Passiflore, Passiflora incarnata

• TM, 50 à 100 gouttes matin et soir

• EPS, 1 c à café matin et soir

• Infusion parties aériennes

• Gélules 200 mg 2 à 3 gélules matin et soir

 

Salsepareille, Smilax aspera

• TM, 50 à 100 gouttes matin et soir

• Décoction racines

• Gélules 220 mg 1 à 2 gélules matin et soir

 

Verveine officinale, Verbena officinalisLippia citriodora

• TM, 50 à 100 gouttes matin et soir

• Infusion parties aériennes

• Gélules 250 mg 1 à 2 gélules matin et soir

* TM = teinture mère

(14).    _Les extraits fluides de plantes fraîches standardisés : Les plantes sont broyées à froid

(– 90°C). Leurs molécules actives sont ensuite récupérées par multi-extraction hydroalcoolique

et préservées dans une solution glycérinée sans sucre et sans alcool.

TROIS TYPES DE PRÉVENTION

• La prévention primaire : quelles actions mettre en place pour diminuer le nombre de nouveaux cas ?

• La prévention secondaire : comment mettre en évidence le cancer du sein, le plus tôt possible ? On parle là du dépistage par la palpation et les examens radiologiques.

• La prévention tertiaire : après les traitements lourds du cancer, quelle réflexion globale de

santé faut-il avoir pour limiter le risque de récidive, de métastases, de second cancer ?

 

CHANGER POUR PRÉVENIR LE CANCER

Dans son livre Anticancer, David Servan-Schreiber identifie 5 leviers sur lesquels il faut agir pour prévenir les cancers. Des gestes et des actions qui impliquent souvent de changer notre façon de vivre, mais qui sont déterminants dans la prévention de cette maladie :

• Nous prémunir contre les déséquilibres de l’environnement

• Ajuster notre alimentation

• Guérir nos blessures psychologiques

• Établir une relation différente à notre corps

• Renforcer les liens sociaux

Source : Anticancer, David Servan-Schreiber, Ed Robert Laffont, 2007, 2010

 

Comment faire les infusions et les décoctions ?

Infusions : 2 cuillerées à soupe rases du mélange pour ½ litre d’eau bouillante. Laisser infuser 10 min, puis filtrer.

Décoction : 2 cuillerées à soupe rases du mélange pour ½ litre d’eau froide. Porter à ébullition douce, à couvert, puis couper le feu et laisser reposer 20 min avant de filtrer.

Boire chaud ou froid, de 4 à 6 tasses par jour, avant et entre les repas. Adapter la tisane (dosage et nombre, de prises par jour) en fonction des symptômes et de leur amélioration ou aggravation après accord du médecin.

Utiliser les huiles végétales

Les huiles végétales riches en oméga-6 contiennent de l’acide gamma-linolénique, précurseur des prostaglandines E1, directement impliquées dans la régulation hormonale féminine :

• Huile d’onagre OEnothera biennis à privilégier en cas de mastose

• Huile de bourrache Borrago officinalis

• Huile de pépins de cassis Ribes nigrum

On les conseille ensemble, seules ou en alternance 10, 15, 20 jours dans le cycle, voire en continu, à raison de 1 ou 2 gélules (parfois plus) dosées 500 mg par jour.

Il est possible de les associer aux phytoprogestagènes.

Les huiles végétales riches en oméga-3 peuvent être associées aux précédentes :

• Huile oléagineuse de périlla, Perilla frutescens

• Huile de lin, Linum usitatissimum

• Huile de chanvre, Cannabis sativa

• Huile de cameline, Camelina sativa

On peut préférer une forme alimentaire. La dose journalière recommandée d’oméga-3 correspond à 5 à 6noix ou 1 cuillère à soupe de graines de lin broyées, ou 2 cuillères à soupe d’huile de colza, ou 1 cuillère à soupe d’huile de noix ou 100 g de mâche.

Changer notre alimentation et notre mode de vie

Tout commence dans les choix de vie personnels de chaque femme, dans les petits riens du quotidien.

Notamment sur notre façon de manger. Depuis plus de 30 ans, des spécialistes du cancer comme le Pr Henri Joyeux ont alerté sur la nécessité de changer son alimentation pour réduire les risques de survenue de la maladie. Depuis, de nombreux médecins lui ont emboîté le pas, le Dr David Servan-Schreiber, le Pr Dominique Belpomme, le Dr Richard Beliveau et d’autres encore. Ils ont confirmé l’impact de l’alimentation sur la genèse des cancers.

Nous côtoyons de plus en plus de molécules industrielles carcinogènes dont certaines à pouvoir hormonaloestrogénique, appelées xéno-oestrogènes ou encore perturbateurs endocriniens. Elles augmententles risques de cancers, notamment hormonodépendants, tant chez l’homme que chez la femme. Il s’agit notamment de certains herbicides, insecticides, des matières plastiques, des solvants, des plastifiants…

Ainsi les dioxines, issues principalement des incinérateurs de déchets, s’accumulent dans la graisse des produits laitiers (lait de vache, mais aussi lait maternel) et dans le tissu adipeux des seins des femmes. Les métaux lourds comme le plomb, le mercure, le cadmium renforcent l’action carcinogène de ces molécules.

Il faut nous protéger de l’impact de ces perturbateurs endocriniens par des mesures nationales de santé publique, et par le choix d’une alimentation antioxydante (15)  au quotidien, associée à la consommation régulière d’épices et de plantes médicinales, elles aussi antioxydantes, notamment :

• Le curcuma + poivre, Curcuma longa,

• Les agrumes, Citrus sp,

• Le romarin, Rosmarinus officinalis,

• Le thé, Camelia sinensis,

• Le resvératrol de Vitis vinifera

Ainsi la consommation journalière de 10 g de chocolat noir et de 125 ml de vin rouge, tous deux riches en polyphénols, est-elle recommandée (16) . On le répète, mais le fait de ne pas fumer, d’apprendre à mieux gérer son stress et de pratiquer un sport de façon modérée au moins 30 minutes par jour contribue à éloigner le spectre du cancer.

aliments.jpgLa consommation régulière de légumes de la famille des Brassicacées, riches en indole-3-carbinol, comme les choux (chou vert, chou de Bruxelles, chou-fleur, brocoli, chou frisé…) participe à la prévention du cancer du sein à un double niveau : une action connue au niveau de la détoxication hépatique des oestrogènes (17), et une action spécifique anticancéreuse en interférant avec le récepteur des oestrogènes (18).

Dr Bérengère Arnal

 

15.       L’alimentation antioxydante ; Serge Rafal, Éditions Poche Marabout, 2014.

16.       Stress oxydant et antioxydants, Joël Pincemail, Testez… Éditions 2014.

17.       L’indole-3-carbinol stimule les enzymes hépatiques de détoxification des oestrogènes. Il oriente vers la voie de décomposition des oestrogènes (endogènes, de synthèse et xéno-oestrogènes) qui n’augmente pas le risque de cancer du sein et pourrait même être protecteur (voie 2OH-hydroxyoestrone). Les autres voies (4OH et 16OH) augmentent le risque de cancer du sein.

18.       2012, http://www.anticancerfund.org/fr/therapies/indole-3-carbi...

 

Dominique BERNARD LEDI
Thérapies globales
203 Rue du Bosc
30260 QUISSAC
04 66 77 40 62
http://bienetreavecsoi.jimdo.com
 

 

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